Passage clé

Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est l’auteur de la foi et qui la mène à la perfection. Au lieu de la joie qui lui était proposée, il a supporté la croix, méprisé la honte, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

Considérez en effet celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle opposition contre sa personne, afin que vous ne vous fatiguiez pas, l’âme découragée.
Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang en combattant contre le péché. Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils :
Mon fils, ne prends pas à la légère la correction du Seigneur,
Et ne te décourage pas lorsqu’il te reprend.
Car le Seigneur corrige celui qu’il aime,
Et frappe du verges tout fils qu’il agrée.
Supportez la correction : c’est comme des fils que Dieu vous traite. Car quel est le fils que le père ne corrige pas ? Mais si vous êtes exempts de la correction à laquelle tous ont part, alors vous êtes des bâtards et non des fils. Puisque nous avons eu des pères selon la chair, qui nous corrigeaient et que nous avons respectés, ne devons-nous pas, à plus forte raison, nous soumettre au Père des esprits pour avoir la vie ? Nos pères, en effet, nous corrigeaient pour peu de temps, comme ils le jugeaient bon ; mais Dieu nous corrige pour notre véritable intérêt, afin de nous faire participer à sa sainteté. Toute correction, il est vrai, paraît être au premier abord un sujet de tristesse et non de joie ; mais plus tard elle procure un paisible fruit de justice à ceux qu’elle a formés.

Hébreux 12.1–11

Citations du Chapitre 3

En échange de la joie qui lui était réservée…

Hébreux 12.2

Nous, les chrétiens, savons intuitivement que nous sommes agréables à Christ lorsque nous l’écoutons et lui obéissons. Et s’il s’intéressait à nos faiblesses et à nos échecs, et qu’il se réjouissait de nous aider ?

La joie, la consolation, le bonheur et la gloire de Christ sont accrus et élargis lorsqu’il procure aux membres de nos corps ici-bas grâce, miséricorde, pardon, apaisement et consolation.

Thomas Goodwin1

Christ n’est ni irrité ni contrarié lorsqu’au milieu de la détresse, dans le besoin et avec un sentiment de vide intérieur, nous venons à lui pour implorer une fois de plus son pardon. C’est justement ce qu’il est venu guérir. Il est descendue dans les horribles tréfonds de la mort et en est ressorti pour offrir à son peuple sa miséricorde et sa grâce d’une infinie richesse.

Jésus ne veut pas que nous puisions dans sa grâce et sa miséricorde uniquement parce qu’elles justifient son œuvre expiatoire. Il le veut parce qu’elles le définissent. Il s’est approché de nous par son incarnation afin que sa joie et la nôtre correspondent — lui en nous procurant sa miséricorde, et nous en la recevant.

Nous avons tendance à penser que, lorsque nous nous approchons, miséreux, de Jésus pour implorer sa miséricorde en raison de nos péchés, nous le dévalorisons, nous le diminuons, nous l’appauvrissons. Étant le vrai Dieu, Christ ne peut connaître une plénitude plus grande ; il a part à la plénitude immortelle, éternelle et immuable du Père. Toutefois, comme Christ est pleinement homme, le fait que nous venions à lui n’a pas pour effet de le lasser, mais plutôt de le combler.

… les yeux fixés sur Jésus, qui est l’auteur de la foi et qui la mène à la perfection. Au lieu de la joie qui lui était proposée, il a supporté la croix, méprisé la honte, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

Hébreux 12.2

« [En] échange de la joie. » Quelle joie ? Qu’est-ce qui attendait Jésus de l’autre côté de la croix ?

La joie de voir son peuple être pardonné.

N’oubliez pas le message que l’auteur de l’épître aux Hébreux veut transmettre quand il déclare que Jésus s’est assis à la droite de Dieu.

Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante ; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts.

Hébreux 1.3

Or voici le point capital de ce que nous disons : nous avons un souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux.

Hébreux 8.1

Mais lui, après avoir présenté un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu.

Hébreux 10.12

Dans tous ces passages, l’auteur associe le fait que Jésus est assis à la droite de Dieu avec son œuvre expiatoire et sacerdotale. Le sacrificateur faisait le pont entre Dieu et l’humanité. Il rétablissait la connexion entre le ciel et la terre. C’est ce que Jésus a accompli au suprême degré par le sacrifice inégalabe et ultime de sa personne, purifiant ainsi son peuple une fois pour toutes, le lavant de ses péchés. C’est la joyeux anticipation de voir son peuple être purifié de manière irrévocable qui l’a accompagné tout au long de son arrestation, sa mort, son ensevelissement et sa résurrection. Lorsque nous participons aujourd’hui à son œuvre expiatoire — en venant à Christ pour obtenir son pardon, en communiant avec lui malgré notre état de pécheur, nous nous approprions la joie et le désir les plus profonds de Christ même.

De même, je vous le dis, il y a aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de repentance.

Luc 15.7

Je vous ai parlé ainsi, afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète.

John 15.11

Et maintenant, je vais à toi, et je parle ainsi dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite.

Jean 17.13

Il souhaite que nous puisions de la force dans son amour, mais les seuls qui en sont capables sont les pécheurs ayant besoin d’un amour immérité. Par ailleurs, il ne veut pas simplement que nous soyons pardonnés. Il nous veut, nous.

Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.

Jean 17.24

Christ est la tête ; nous sommes les membres de son propre corps. Que ressent une tête par rapport à sa chair ?

Jamais personne, en effet, n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme le Christ le fait pour l’Église, parce que nous sommes membres de son corps.

Éphésiens 5.29,30

Nous faisons partie de Christ. Voilà d’ailleurs pourquoi le Christ ressuscité demande à un persécuteur de son peuple : « [Pourquoi] me persécutes-tu ? » (Ac 9.4.)

Quand nous puisons dans les richesses de son œuvre expiatoire, Jésus-Christ éprouve un réconfort du fait que son propre corps guérit par la même occasion.


  1. Thomas Goodwin, The Heart of Christ, trad. libre, Édimbourg, Banner of Truth, 2011, p. 107. Sibbes écrit similairement : « Nous ne saurions plus plaire à Christ qu’en accueillant avec joie sa générosité et en y participant. Nous faisons ainsi honneur à sa richesse. » Richard Sibbes, « Bowels Opened, or A Discovery of the Near and Dear Love, Union, and Communion, Between Christ and the Church », dans The Works of Richard Sibbes, trad. libre, A.B. Grosard, éd., 7 vol., réimpr., Édimbourg, Banner of Truth, 1983, vol. 2, p.34.

Questions

  1. Avant d’aborder ce chapitre, comment auriez-vous répondu à la question « Qu’est-ce qui rend Jésus heureux ? »
  2. La vérité de ce chapitre vous donne-t-elle une excuse pour pécher ? Pourquoi ou pourquoi pas (citez les Écritures) ?
  3. Ortlund cite une citation de Thomas Goodwin qui commence ainsi : « La gloire et le bonheur du Christ sont accrus… » Relisez cette citation et expliquez ce qu’elle signifie dans vos propres mots. Est-ce bien le Christ que vous avez suivi et dont vous avez instinctivement cru qu’il était là ?
  4. Quelle était la joie qui attendait le Christ (Hé 12.2) ?
  5. Que veut dire l’auteur de l’épître aux Hébreux lorsqu’il parle de Jésus assis à la droite de Dieu ? Quelle est la signification de Christ assis à la droite de Dieu ?
  6. Que devez-vous apporter au Christ ? Pensez à un péché récurrent ou à quelque chose dont vous avez honte de penser.

Cet article est adapté de : Doux et humble de cœur de Dane Ortlund et Gentle and Lowly Study Guide de Robert Zink.