Passage clé

En passant plus loin, Jésus vit un homme appelé Matthieu assis au bureau des péages. Il lui dit : Suis-moi. (Matthieu) se leva et le suivit.
Jésus était à table dans la maison ; or, beaucoup de péagers et de pécheurs avaient pris place avec lui et avec ses disciples. À cette vue, les Pharisiens dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les péagers et les pécheurs ? Jésus qui avait entendu, dit : Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin de médecin, mais les malades.

Matthieu 9.9–12

Citations du Chapitre 12

… un ami des publicains et des gens de mauvaise vie.

Matthieu 11.19

Si nous laissons le monde qui nous entoure avec sa culture actuelle nous dicter l’importance de l’amitié, non seulement nous passons à côté d’une réalité essentielle à l’épanouissement humain sur le plan horizontal, mais aussi, et pire encore, nous passons à côté de la jouissance de l’amitié avec Christ sur le plan vertical.

Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant et l’on dit : C’est un homme qui fait bonne chère et un buveur de vin, un ami des péagers et des pécheurs.

Matthieu 11.19

Bien que la foule accuse Jésus d’être l’ami des pécheurs, cette épithète est des plus réconfortantes pour ceux qui se reconnaissent pécheurs. Le fait que Jésus est l’ami des pécheurs n’est répréhensible que pour ceux qui ne se perçoivent pas comme faisant partie de cette catégorie.

Que signifie le fait pour Christ d’être l’ami des pécheurs ? Au bas mot, cela veut dire qu’il se plaît à passer du temps en leur compagnie. Cela signifie également qu’ils se sentent les bienvenus auprès de lui et à l’aise avec lui.

Tous les péagers et les pécheurs s’approchaient de Jésus pour l’entendre.

Luc 15.1

Les deux groupes de personnes avec lesquels on accuse Jésus de se lier d’amitié dans Matthieu 11 sont précisément ceux qui n’arrivent pas à rester loin de lui dans Luc 15. Jésus les attire en leur offrant l’espoir.

Voici la promesse de l’Évangile et le message de toute la Bible : en Jésus-Christ, nous avons un ami qui se plaira toujours en notre présence plutôt que de s’y refuser. Il s’agit d’un compagnon dont l’accueil ne s’améliore ni ne se détériore selon que nous sommes purs ou impurs, attrayants ou révoltants, fidèles ou vacillantes. Sur le plan subjectif, son amitié est aussi stable et ferme que l’est notre justifications sur le plan objectif.

Évitons toutefois d’user d’une trop grande familiarité avec Jésus. Ce n’est pas un ami comme tous les autres.

Je me retournai pour découvrir la voix qui me parlait. Après m’être retourné, je vis sept chandeliers d’or, et au milieu des chandeliers quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme. Il était vêtu d’une longue robe et portait une ceinture d’or sur la poitrine. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme laine blanche, comme neige. Ses yeux étaient comme une flamme de feu, ses pieds étaient comme du bronze qui semblait rougi au four, et sa voix était comme la voix des grandes eaux. Il avait dans sa main droite sept étoiles, de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants, et son visage était comme le soleil, lorsqu’il brille dans sa force.
Quand je le vis, je tombait à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Sois sans crainte ! Moi je suis le premier et le dernier, le vivant. J’était mort, et me voici vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts.

Apocalypse 1.12–18

Nous devons aussi éviter d’altérer la réalité de son humanité, le pur désir relationnel qui transparaît clairement dans les propos du Christ ressuscité.

Voici : je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi.

Apocalypse 3.20

Il n’attend pas que l’on suscite en lui un élan du cœur ; il se tient déjà à la porte, en train d’y frapper, désireux de venir à nous.

Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître. Je vous ai appelé amis, parce que tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître.

Jean 15.15

Les amis de Jésus sont ceux à qui il a confié ses desseins les plus secrets.

En Christ, Dieu permet à de pauvres créateurs insignifiantes comme vous de venir à lui, de jouir d’une communion avec lui et d’entretenir avec lui une communication empreinte d’amour. Vous pouvez aller à Dieu et lui dire combien vous l’aimez, lui ouvrir votre cœur, et il vous accueillera. […] Il est descendu du ciel et a revêtu la nature humaine afin d’être près de vous et d’être, pour ainsi dire, votre compagnon.1

Jonathan Edwards

Il n’y a personne dans le monde qui jouisse d’une relation plus touchante avec les chrétiens que Christ ; il est notre ami, et le plus intime.2

Jonathan Edwards

Tout au long de notre pèlerinage à travers le grand désert qu’est le monde, nous avons un ami fidèle et constant.

Non seulement le cœur de Christ guérit notre sentiment de rejet par l’accueil qu’il nous réserve, remplace notre perception de sa dureté par une perception de sa douceur et change notre présomption de son indifférence en conscience de sa sympathie envers nous, mais aussi il comble notre solitude par sa simple présence.

L’amitié est une relation bilatérale empreinte de joie, de réconfort et d’ouverture.

Christ est certainement notre souverain, notre autorité, celui à qui nous devons avec révérence toute allégeance et obéissance.

Il est à la fois notre ami et notre roi.3

Sibbes

La venue de Dieu en la personne de son Fils signifie qu’il s’approche de nous à nos propres conditions et se lie d’amitié avec nous pour notre joie mutuelle.

Christ se plaît à aimer l’Église, et son Église se plaît à l’aimer.4

Sibbes

Il est avec nous, il est des nôtres, il partage notre vie et notre vécu. L’amour et le réconfort dont les amis jouissent entre eux se retrouvent aussi entre Christ et nous. Il interagit avec nous en tant que personne. Jésus ne constitue pas l’idée de l’amitié, de manière abstraite ; c’est un véritable ami.

L’amour que Christ nous porte signifie qu’il sera notre ami infaillible, et ce, quelles que soient les amitiés dont nous jouissons ou non ici-bas. Il marche constamment avec nous.

Son amitié est aussi douce qu’elle est constante en toute situation. […] Si d’autres amis nous déçoivent, comme ce sera peut-être le cas, cet ami ne nous décevra jamais. Si nous n’avons jamais honte de lui, il n’aura jamais honte de nous. Combien notre vie serait belle si nous puisions tout le réconfort qu’il est possible d’obtenir dans ce titre d’ami ! Il s’agit d’une amitié bienfaisante, féconde et éternelle.5

Sibbes

  1. Jonathan Edwards, « The Spirit of the True Saints Is a Spirit of Divine Love », dans The Glory and Honor of God: Volume 2 of the Previously Unpublished Sermons of Jonathan Edwards, Michael McMullen, éd., Nashville, Tenn., Broadman, 2004, p. 339.
  2. Jonathan Edwards, The Works of Jonathan Edwards, vol. 10, « Sermons and Discourses, 1720–1723 », Wilson H. Kimnach, éd., New Haven, Conn., Yale University Press, 1992, p. 158.
  3. Sibbes, « Bowels Opened », vol. 2, p. 37.
  4. Sibbes, « Bowels Opeend », vol. 2, p. 37.
  5. Sibbes, « Bowels Opeend », vol. 2, p. 37.

Questions

  1. Que se passe-t-il si nous laissons le monde qui nous entoure dicter la signification de l’amitié ?
  2. Que signifie la condescendance de Dieu en la personne de son Fils ?
  3. Qu’est-ce que cela signifie que le Christ est l’ami des pécheurs ?
  4. Trouvez-vous instinctivement irrévérencieux de parler du Christ comme de notre ami ? Qu’est-ce qui, dans votre expérience de vie, éclaire votre réponse ?
  5. En tant qu’ami des pécheurs, Jésus approuvait-il le péché ? Pourquoi ou pourquoi pas ? Citez les Écritures.
  6. Définissez l’amitié. A quoi ressemble l’amitié avec le Christ ?
  7. En quoi Jésus-Christ est-il l’ami parfait, un meilleur ami qu’aucun être humain ne pourrait l’être ?
  8. Que signifie le cœur du Christ pour nous ?
  9. Que signifie le fait que Jésus soit votre compagnon ?
  10. En quoi l’amitié avec le Christ est-elle un encouragement pour vous personnellement ?
  11. Considérez que le Christ ne refuse pas votre présence. Si c’est vrai, qu’avez-vous envie de partager dès maintenant ?

Cet article est adapté de : Doux et humble de cœur de Dane Ortlund et Gentle and Lowly Study Guide de Robert Zink.