Passage clé

Pour vous, vous étiez morts par vos fautes et par vos péchés dans lesquels vous marchiez autrefois selon le cours de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre et nous nous conduisions autrefois selon nos convoitises charnelles, nous exécutions les volontés de notre chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de la colère comme les autres. Mais Dieu est riche en miséricorde et, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos fautes, il nous a rendus à la vie avec le Christ — c’est par grâce que vous êtes sauvés — il nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus, afin de montrer dans les siècles à venir la richesse surabondante de sa grâce par sa bonté envers nous en Christ-Jésus.
C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Éphésiens 2.1–10

Citations du Chapitre 19

Mais Dieu […] riche en miséricorde.

Éphésiens 2.4

Les versets 1 à 3 nous expliquent pourquoi nous avions besoin que Dieu nous sauve : nous étions spirituellement morts. Les versets 5 et 6 nous disent quel est ce salut : Dieu nous a procuré la vie. Cependant, c’est le verset 4, tout juste au milieu, qui indique pourquoi Dieu nous a sauvés. Les versets 1 à 3 exposent le problème ; les versets 5 et 6 présentent la solution ; et le verset 4 explique la raison pour laquelle Dieu a décidé de régler le problème plutôt que de nous abandonner à notre sort.

Dieu est riche en miséricorde.

Nulle part ailleurs dans la Bible ne décrit-on Dieu comme étant riche en quoi que ce soit. La seule chose dont on le dit riche, c’est en miséricorde. Dans sa justice, Dieu est exigeant ; dans sa miséricorde, Dieu est généreux.

Éphésiens 2.4 nous parle du « Dieu, qui est riche en miséricorde ». Dieu l’est, il ne le devient pas.

Il est la source de toute miséricorde […] elle lui est naturelle. […] Il s’agit de sa nature et de sa disposition, car lorsqu’il manifeste sa miséricorde, il le fait de tout cœur.1

Thomas Goodwin

Voilà d’ailleurs pourquoi il « prend plaisir à la miséricorde ».

Qui est Dieu comme toi,
Pardonnant la faute et passant sur le crime
En faveur du reste de ton héritage ?
Il ne garde pas sa colère à toujours,
Car il prend plaisir à la bienveillance.

Michée 7.18

Cela explique que David ait reconnu dans une prière que la miséricorde que Dieu lui manifestait était « selon [son] cœur » (1 Ch 17.19).

Il est la miséricorde personnifiée. S’il est essentiellement miséricordieux, alors pour lui, le fait de manifester cette miséricorde revient à agir conformément à son identité. Il s’agit simplement pour lui d’être Dieu. Cela ne veut pas dire qu’il n’est que miséricorde. Il est aussi parfaitement juste et saint. Il se met légitimement en colère contre le péché et les pécheurs.

Il voue un tel amour à son peuple qu’il ne laissera rien lui porter atteinte.2

Goodwin

L’amour divin n’est pas tolérance ou patience. Bien que Dieu se montre patient envers nous, son amour est quelque chose de plus profond, de plus actif.

Un immense amour remplit son cœur ; une riche miséricorde jaillit de son cœur.

Christ n’a pas été envoyé pour guérir des âmes brisées, réveiller des endormis, conseiller des gens confus, inspirer ceux qui s’ennuient, motiver des paresseux ou éduquer des ignorants, mais pour ramener des morts à la vie.

Nous ne tombions pas dans le péché ; il définissait notre existence de chaque instant sur le plan des actions, des paroles, des pensées et, oui, même des volontés — « accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées ». Non seulement nous vivions dans le péché, mais encore nous nous plaisions à vivre dans le péché. Nous voulions vivre dans le péché. Bref, nous étions morts. Absolument démunis. Et c’est d’ailleurs ce que la miséricorde divine est venue neutraliser.

Nous pouvons être des morts immoraux ou des morts moraux. D’une manière ou d’une autre, nous sommes morts.

La miséricorde divine vient purifier non seulement les gens manifestement mauvais, mais aussi les gens frauduleusement bons. Or, tous les deux ont le même besoin d’être ressuscités.

La grâce et la miséricorde de Dieu sont liés à Jésus même et manifestées en lui à tel point que de parler de l’apparition de Christ revient à parler de l’apparition de la grâce.

Jésus ne s’est pas contenté de prouver que Dieu est riche en miséricorde en allant à la croix y mourir à notre place afin de nous assurer cette miséricorde. Jésus nous montre aussi à quoi ressemble et comment parle, en réalité, la richesse en miséricorde de Dieu.

Considérez la richesse en miséricorde de Dieu par rapport à votre propre vie. Il ne nous rencontre pas à mi-chemin. Sa nature même le conduit à affronter la mort et à susciter la vie, et c’est ce qu’il a accompli résolument, une fois pour toutes, lors de votre conversion, mais c’est ce qu’il continue d’accomplir encore et toujours en raison de vos péchés et de votre folie.

Ce n’est pas votre vie qui établit la preuve de la miséricorde de Christ envers vous. Cette preuve réside dans le fait qu’il a lui-même été maltraité, incompris, trahi, abandonné. À votre place.

Si Dieu a envoyé son propre Fils marcher dans la vallée de la condamnation, du rejet et de l’enfer, vous pouvez marcher avec confiance en lui dans vos propres vallées en chemin vers le ciel.

Que l’on ait péché contre nous ou que nous ayons causé notre propre malheur en péchant, la Bible dit qu’en matière de miséricorde, Dieu n’a pas le poing fermé, mais la main ouverte ; il n’est pas chiche, mais généreux ; il n’est pas pauvre, mais riche.

Le fait que Dieu soit riche en miséricorde signifie que cette miséricorde n’est ni calculée ni prudente, comme l’est la nôtre. Elle est non restreinte, abondante, enveloppante, magnanime.


  1. Thomas Goodwin, The Works of Thomas Goodwin, 12 vol., réimpr., Grand Rapids, Mich., Reformation Heritage, 2006, vol. 2, p. 179.
  2. Idem, p. 176.

Questions

  1. Quelle est la seule chose que Dieu appelle riche dans la Bible ?
  2. Avez-vous déjà pensé que Dieu nous dit qu’il est « riche » en quelque chose à un seul endroit ? S’il est riche en miséricorde plus qu’en toute autre chose, qu’est-ce que cela signifie pour votre relation avec lui aujourd’hui ?
  3. Pourquoi Dieu se complaît-il dans la miséricorde ?
  4. Si Dieu est miséricorde, cela signifie-t-il qu’il n’est que miséricorde ? Quels sont les autres attributs de Dieu ?
  5. Pourquoi est-il important que Dieu soit à la fois aimant et miséricordieux ?
  6. Quel est le penchant naturel d’une personne ? Que signifie être mort dans le péché ?
  7. Paul s’inclut lui-même dans l’acte d’accusation qu’il décrit : « parmi lesquels nous avons tous vécu autrefois… » (Ép 2.3). Comment peut-il, lui, l’ancien pharisien scrupuleux qui respectait méticuleusement toutes les règles de Dieu, s’inclure dans cet acte d’accusation ?
  8. Pourquoi le Christ a-t-il été envoyé ?
  9. Lorsque Jésus est apparu, qu’est-ce qui est devenu visible, selon ce chapitre ?
  10. Quelles sont les caractéristiques de la miséricorde de Dieu ?
  11. Quelles preuves de la miséricorde de Dieu existe-t-il dans votre vie ?
  12. Comment pouvez-vous avoir confiance en Dieu ? Y a-t-il des circonstances spécifiques dans lesquelles vous devez avoir confiance en lui ?

Cet article est adapté de : Doux et humble de cœur de Dane Ortlund et Gentle and Lowly Study Guide de Robert Zink.