Passage clé

Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ ; c’est à lui que nous devons d’avoir eu [par la foi] accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu. Bien plus, nous nous glorifions même dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la persévérance, la persévérance une fidélité éprouvée, et la fidélité éprouvée l’espérance. Or, l’espérance ne trompe pas, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. À peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être aurait le courage de mourir pour un homme qui est bon. Mais en ceci, Dieu prouve son amour envers nous ; lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. À bien plus forte raison, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à bien plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

Romains 5.1–10

Citations du Chapitre 21

Dieu prouve son amour envers nous…

Romains 5.8

La conscience du chrétien est une conscience sensibilisée. Maintenant que nous connaissons Dieu comme notre Père, maintenant que nos yeux se sont ouverts et que nous voyons notre rébellion mêlée de traîtrise contre notre Créateur, nous ressentons plus profondément que jamais la laideur du péché. Nos fautes nous déchirent l’âme comme jamais auparavant. Ainsi, à la suite d’un paragraph où Paul se réjouit des bénédictions qui découlent de la gracieuse rédemption accomplie par Dieu au bénéfice des pécheurs (Ro 5.1–5), l’apôtre s’interrompt pour nous convaincre de la présence et de la faveur de Dieu pour l’avenir (5.6–11).

Lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies.

Romains 5.6

Lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous.

Romains 5.8

Lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils…

Romains 5.10

Jésus n’est pas mort pour nous une fois que nous sommes devenus forts ; il n’est pas mort pour nous une fois que nous avons commencé à vaincre notre impiété ; il ne nous a pas réconciliés avec lui une fois que nous sommes devenus ses amis.

Dieu ne nous a pas rencontrés à mi-chemin. Il a refusé de se tenir en retrait et de jauger prudemment notre valeur. Il n’est pas ainsi. Lui est son Fils ont pris l’initiative. Par la grâce et par la seule grâce. Contrairement à ce que nous méritions.

Ce n’est qu’après coup, une fois que le Saint-Esprit a envahi notre cœur, que nous avons pris la pleine measure de cette réalité : il a traversé ma mort. Et il n’est pas simplement mort ; il a subi la condamnation. Il n’a pas simplement quitté les cieux pour moi ; il a subi l’enfer pour moi. Lui qui ne méritait pas cette condamnation l’a assumée à ma place — moi, le seul à la mériter. Il est ainsi. Et Dieu déverse son Saint-Esprit dans notre âme vide, comme un verre d’eau fraîche porté à une bouche sèche, de telle sorte que nous nous abreuvions à son amour.

Christ est mort afin de prouver que l’amour de Dieu est, comme l’a affirmé Jonathan Edwards, « un océan sans rivages ni fond1 ». L’amour de Dieu est aussi infini que lui-même. Voilà pourquoi l’apôtre Paul parle de l’amour divin comme d’une réalité dont « la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur » sont incommensurables — dans tout l’univers, il n’y a d’égal à l’amour divin que Dieu lui-même.

Je fléchis les genoux devant le Père… afin que… vous… être capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et de connaître l’amour du Christ qui surpasse (toute) connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu.

Éphésiens 3.14,17–19

Pour que Dieu cesse d’aimer les siens, il faudrait qu’il cesse d’exister, car il ne se contente pas d’aimer ; il est lui-même amour. Par la mort de Christ pour des pécheurs, Dieu veut prouver son amour pour nous au-delà de tout doute.

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l’amour de Dieu a été manifesté envers nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste non pas en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et qu’il a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a tant aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
Personne n’a jamais vu Dieu. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous. À ceci nous reconnaissons que nous demeurons en lui, et lui en nous : c’est qu’il nous a donné de son Esprit. Et nous, nous avons vu et nous témoignons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. Celui qui confesse que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.
Voici comment l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement : tel il est lui, tels nous sommes aussi dans ce monde. Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte, car la crainte implique un châtiment, et celui qui craint n’est point parfait dans l’amour. Pour nous, nous aimons, parce que lui nous a aimés le premier.
Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur, car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, ne peut aimer Dieu qu’il ne voit pas. Et nous avons de lui ce commandement : Que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui. À ceci nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : quand nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements. Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde : notre foi. Qui est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?

1 Jean 4.7–5.4

Quelle est la leçon, dans Romains 5.6–11, que Paul tient à nous faire comprendre ?

Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. À peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être aurait le courage de mourir pour un homme qui est bon. Mais en ceci, Dieu prouve son amour envers nous : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. À bien plus forte raison, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à bien plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. Plus encore, nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

Romains 5.6–11

La leçon que Paul tient à nous faire comprendre ce n’est pas surtout l’œuvre antérieure de Dieu. Paul souhaite plus que tout nous faire comprendre que nous sommes en sécurité en raison de cette œuvre ultérieure.

Dieu veillera sur nous jusqu’à ce que nous arrivions au ciel aussi sûrement qu’il nous justifie lors de notre conversion. Nous étions les ennemis de Dieu au moment où il est venu jusqu’à nous et nous a justifiés ; à combien plus forte raison veillera-t-il sur nous maintenant que nous sommes ses amis — voire ses enfants !

Comme Dieu ne vous a pas choisi de prime abord parce que vous étiez honorable, il ne vous abandonnera pas maintenant parce que vous êtes au plus bas.2

John Flavel

Son cœur était doux et humble envers nous lorsque nous étions perdus. Sera-t-il différent envers nous maintenant que nous sommes retrouvés ?

Lorsque vous péchez, faites de la repentance une affaire sérieuse. Remettez-vous à haïr le péché. Consacrez-vous de nouveau au Saint-Esprit et à ses voies pures. Si vous êtes en Christ votre égarement ne met pas en danger votre place au sein de l’amour de Dieu.

Nous ne pécherons plus dans la vie à venir, mais nous n’y serons pas plus en sécurité que nous le sommes maintenant. Si vous êtes uni à Christ, c’est tut comme si vous étiez déjà au ciel.


  1. Jonathan Edwards, « That God Is the Father of Lights », dans The Blessing of God: Previously Unpublished Sermons of Jonathan Edwards, Michael McMullen, éd., Nashville, Tenn., Broadman, 2003, p. 350.
  2. John Flavel, Keeping the Heart: How to Maintain Your Love for God, Fern, Écosse, Christian Focus, 2012, p. 43.

Questions

  1. Quel était notre état spirituel lorsque le Christ est mort pour nous ?
  2. Quand avons-nous, en tant que chrétiens, réalisé ce que le Christ a fait exactement pour nous ?
  3. Expliquez en détail ce que Christ a subi à votre place.
  4. Avez-vous plus de mal à croire que Dieu pardonne pleinement vos péchés actuels en tant que chrétien qu’à croire qu’il pardonne vos péchés passés en tant que non-chrétien ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
  5. Quel est le point ultime sur lequel Paul insiste dans Romains 5.6–11 ? Comment cela s’applique-t-il à votre vie actuelle en tant que disciple du Christ ?
  6. Comment Jonathan Edwards décrit-il l’amour de Dieu ?
  7. Comment Éphésiens 3.15,17–19 décrit-il l’amour de Dieu ? Pourquoi Paul prie-t-il pour que les chrétiens connaissent l’amour du Christ ? Comment cela affecte-t-il votre vie quotidienne ?
  8. Dans les chapitres 4 et 5 de 1 Jean, comment Dieu est-il défini ? Que fait l’amour ? Pourquoi est-il dit que nous aimons Dieu ? Que ferons-nous si nous aimons vraiment Dieu ? Comment savons-nous qui aime les enfants de Dieu ?
  9. Comment devons-nous réagir lorsque nous péchons ?
  10. Notre péché menace-t-il l’amour de Dieu pour nous ?
  11. Qu’est-ce que la justification ? Comment Dieu a-t-il pourvu à votre justification ?
  12. Est-il possible pour vous, qui êtes en Christ, d’être plus en sécurité dans le cœur de Christ que vous ne l’êtes actuellement ? Serez-vous plus en sécurité au ciel que vous ne l’êtes maintenant ?

Cet article est adapté de : Doux et humble de cœur de Dane Ortlund et Gentle and Lowly Study Guide de Robert Zink.